


Peut-on encore mettre au musée les objets acquis par la colonisation ? D’où viennent-ils ? A qui appartiennent-ils ? A qui s’adressent-ils ? Que représentent-ils ? Divinités, objets d’arts, artefacts ethnographiques… destinés à des usages rituels ou usuels plutôt qu'à une vie muséale, que deviendront ces objets après leur restitution ? Appropriation ou appréciation culturelle ? Quel regard portons-nous sur ces œuvres ? Plusieurs décennies après les premiers appels à rendre à leurs pays d'origine des œuvres d'art pillées durant la colonisation, l'Assemblée nationale s'empare de ce sujet en avril 2026 au travers d'un projet de loi destiné à faciliter les restitutions par la France de trésors du patrimoine africain.
Projection du film Dahomey de Mati Diop
Novembre
2021, vingt-six trésors royaux du Dahomey s’apprêtent à quitter Paris
pour être rapatriés vers leur terre d’origine, devenue le Bénin. Avec
plusieurs milliers d’autres, ces œuvres furent pillées lors de
l’invasion des troupes coloniales françaises en 1892. Mais comment vivre
le retour de ces ancêtres dans un pays qui a dû se construire et
composer avec leur absence ? Tandis que l’âme des œuvres se libère, le
débat fait rage parmi les étudiants de l’université d’Abomey Calavi.
Suivie d'un débat Patrimoines spoliés : restituer, réparer, raconter, animé par Daniel Fiévet, journaliste sur France Inter avec :
Evénément grand public organisé par la direction des relations science, culture et société.
15:30- 18:30