


Concert pour six corps ? Danse pour six voix ? Sur scène, six interprètes composent, chantent, se déplacent – comme autant de fréquences oscillant dans l’espace, vibrant ensemble en quête d’harmonie.
Est-ce le rythme qui est premier ou la danse – la mélodie ou le geste ? Après Sound A Rose In, la chorégraphe invitée pour la première fois au Festival poursuit son travail de tissage d’un continuum de voix, de mouvements et de rythmes qui s’engendrent mutuellement, créant une boucle vertigineuse. Avec Infinétude, elle a composé une trame faite de plusieurs strates polyrythmiques, où six interprètes cherchent à s’accorder les uns aux autres – à trouver le point de résonance qui les transforme en une multiplicité de singularités agissant ensemble. Au sein de cette vague vocale, mobile, instable, des motifs se dessinent, se superposent – des chansons émergent, formant des îlots de sens ; l’unisson se combine avec la polyphonie, l’immobilité avec l’élan, donnant forme aux émotions qui circulent au sein du groupe. Dans une écoute constante de soi et des autres, cette étude révèle un infini intime – une abstraction incarnée, comme une manière de reconfigurer la présence des corps dans l’espace et le temps.
en coréalisation avec le Festival d'Automne à Paris