


**Club d’Écoute de Communale**
Organisées dans l’espace club de Communale, chaque session est composée d’un temps d’écoute où l’on diffuse une série de morceaux-clefs en les commentant et en s’appuyant sur des images d’époque.
Un cycle conçu en collaboration avec David Bola, journaliste indépendant et collaborateur des médias Grünt, Radio Nova, Tsugi et Musique Journal.
**Jerk avec Cyprien Joly**
Vous n’avez probablement jamais entendu parler du jerk. C’est normal : même au sein du monde nébuleux du rap actuel, le jerk forme une niche, qui contient pourtant des artistes adulés par la génération actuelle de kids en quête d’idoles. À New York, le jerk est porté par des encapuchés de SoundCloud appelés Xaviersobased ou Nettspend, révélés après le confinement et érigés en héros par la presse spécialisée. Ces rappeurs ont fait de ces beats agités et illisibles leurs spécialités, et les utilisent pour dissimuler des textes sensibles et torturés. Leur formule est reprise au Royaume-Uni, où une nouvelle garde du rap — dont les champions se prénomment Fakemink, Fimiguerrero, Len, YT ou Jim Legxacy — s’en est emparée pour la mélanger avec des codes visuels so British.
Cependant, au départ, le jerk n’a rien à voir avec tout cela. Apparu il y a plus de 15 ans aux États-Unis, le genre naît d’une culture de danse de rue représentée dans le clip de “You’re A Jerk” des New Boyz. De nos jours, la danse reste associée au jerk, mais les pas ont changé. Ainsi, le rappeur du 19ᵉ arrondissement La Mano 1.9 exécute des pas au rythme de “Canon”, son tube remixé avec Niska, basé sur une instrumentale inspirée du jerk.
Dans le Club d’Écoute de Communale, nous reviendrons sur l’histoire du jerk avec Cyprien Joly, journaliste chez Arte Tracks et Mosaïque, et auteur des deux ouvrages Rap Styles et Rap Monde, sortis chez Jouuue Éditions.
Présenté par LA LUNE DES DOCKS.
Réservé aux plus de 18 ans