


Carte blanche aux Archives Nationales de Géorgie, en partenariat avec le Centre National du Cinéma Géorgien.
La vingtaine de films présentés dans cette rétrospective parisienne offre un aperçu de la vitalité du cinéma muet géorgien. Ils ouvrent également une lucarne sur l’histoire du pays qui fut et demeure un terrain d’influence des empires voisins.
Dès les années 1910, le mouvement de libération nationale, cherchant à s’affranchir de la domination étrangère, prend de l’ampleur en Géorgie. Le cinéma s’impose alors comme un outil privilégié de transmission de la culture géorgienne.
Des premières décennies du XXe siècle, nous sont parvenues deux œuvres fondatrices : le long métrage documentaire Le Voyage d’Akaki Tsereteli en Ratcha-Letchkhoumi (Vasil Amachoukeli, 1912) et Christiné (Alexandre Tsoutsounava, 1916), adapté d’un roman réaliste d’Egnaté Ninocshvili.
La révolution de 1917 ouvre une ère de créativité intense. Des réalisateurs géorgiens comme Nikoloz Chengelaia, Mikheil Tchiaoureli et Kote Mikaberidze, enivrés par les promesses d’un monde nouveau, rompent avec le passé avec une radicalité parfois naïve.
Dès 1928, le parti communiste impose le réalisme socialiste, étouffant l’élan de l’avant-garde. Face à cette répression, Ma Grand-mère (Kote Mikaberidze, 1929) s’impose comme un ultime éclat avant l’écrasement définitif des expérimentations artistiques.
Au fil des expérimentations, les réalisateurs géorgiens lient formes nouvelles et idées modernes à une culture plus ancienne, créant ainsi une véritable identité. En donnant carte blanche aux Archives nationales et au Centre national du cinéma géorgien, la Fondation Pathé ouvre aujourd’hui ses portes à ce cinéma d’une grande richesse et lui offre une vitrine d’une ampleur inédite.
13:00- 18:00