Sous rire. À quoi rime le rire lorsqu'on n'a jamais appris à pleurer ?
Derrière chaque blague, il y a un non-dit. Lounes le sait mieux que personne : on ne devient pas drôle par hasard, on le devient parce qu'il fallait bien que ça sorte par quelque part. Chronique d'une peur transmise sans mode d'emploi d'un père à son fils, ce spectacle remonte le fil d'une enfance où l'on apprenait à tenir plutôt qu'à dire.
On y croise un enfant qui ne pleurait pas, un homme qui en a fait un métier, et tout ce qu'il s'est inventé entre les deux pour ne jamais avoir à regarder ses émotions en face. L'identité s'y cherche, la santé mentale s'y tait, le déterminisme s'y traîne comme un héritage qu'on n'a pas choisi mais qu'on décide, malgré tout, de tourner en rire.
Une question demeure en filigrane : entre prendre de la drogue et exprimer une émotion, quel est le plus grave ?
Un spectacle souvent engagé, parfois enragé, toujours sincère.
Sous-Rire. C'est la rencontre tardive entre l'enfant qu'on a été et le gosse qu'on restera toujours un peu.