


Billet daté, du 30 janvier au 24 mai 2026.
Née au Cap en 1961, Jo Ractliffe est une figure importante de la photographie contemporaine, dont le travail a toutefois été peu présenté en France. L’oeuvre de Ractliffe est souvent associée à un discours sur la violence et la manière dont le traumatisme se manifeste dans le paysage, marqué par l’héritage du colonialisme, de l’apartheid et les cicatrices des conflits dans des pays comme l’Angola.
Du point de vue de la photographie documentaire, la singularité de sa démarche artistique réside dans la manière dont elle représente les rapports entre présence et absence. Ses images, loin d’illustrer des faits et des événements sociaux et politiques, encouragent les spectateurs à aller au-delà de la surface et à identifier des histoires enfouies dans les paysages.
Cette exposition monographique propose, pour la première fois, de questionner la notion de « lieu » comme thème central de son oeuvre. Pour l’artiste, les endroits qu’elle photographie ne sont pas de simples situations géographiques ou des terrains façonnés par la violence et l’histoire ; ce sont aussi des lieux porteurs de mémoire.
COMMISSARIAT : Pia Viewing
Une exposition produite par le Jeu de Paume
Le Jeu de Paume est subventionné par le ministère de la Culture ; il bénéficie du soutien de la Manufacture Jaeger-Le-Coultre, mécène privilégié.
En partenariat avec l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
Médias associés : Libération, Mouvement
Cette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Depuis cinquante ans, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.
« Je crée un divertissement, qui contient un message sérieux si l’on veut bien le lire, mais je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit – je montre simplement ce que les gens pensent déjà savoir », disait Martin Parr en 2021. À travers ses nombreuses séries, commencées dans les îles britanniques et en Irlande, puis étendues dès les années 1990 aux cinq continents, émergent des thèmes récurrents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dépendances technologiques, la frénésie consumériste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant.
Toujours avec son regard singulier, et décalé Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiées des bouleversements climatiques de l’Anthropocène : usage effréné des transports, consommation d’énergies fossiles, surconsommation globale, dégâts environnementaux. Cette oeuvre, en apparence plaisante, se révèle, avec le temps et l’évolution des mentalités, peut-être plus grave qu’il n’y paraissait initialement. Avec le recul, son ironie mordante semble l’inscrire dans une certaine tradition satirique britannique : un humour incisif, une moquerie douce-amère, au service d’un regard critique, indirect mais profond.
En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des oeuvres récentes, l’exposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes.
COMMISSARIAT : Quentin Bajac, en collaboration avec Martin Parr et Clémentine de la Féronnière
Global Warning = Alerte générale
Une exposition produite par le Jeu de Paume
Scénographie : Kevin Lebouvier
Le Jeu de Paume est subventionné par le ministère de la Culture ; il bénéficie du soutien de la Manufacture Jaeger-Le-Coultre, mécène privilégié.
En partenariat avec la RATP
Médias associés : France TV, M Le magazine du Monde, Konbini, France Inter
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