


Industrie tentaculaire, espace de sociabilité mondiale, puissant créateur d’imaginaires, le jeu vidéo n’est pas neutre. Dans son livre "Tout reste à jouer : la puissance politique des jeux-vidéo", Marijam Did s'applique à dévoiler les rapports de pouvoir, les choix économiques et la diffusion d’idéaux politiques qui se jouent derrière les pixels. Elle viendra en discuter avec le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo (STJV), à la bibliothèque Václav Havel.
"Travail vidéoludique, travail idyllique ?"
À travers l’histoire de ce medium, l’analyse de jeux emblématiques et une attention portée aux communautés de joueur·ses comme aux conditions de production, Marijam Did met au jour les failles éthiques du secteur : exploitation des travailleur·ses, accaparement des ressources, violences sexistes et coloniales, récupération idéologique.
Mais tout reste à jouer ! En s’appuyant sur les créations indépendantes, les coopérations entre joueur·ses et les expérimentations politiques, l’autrice revendique le jeu vidéo comme un formidable outil d’émancipation collective.
Alors que les menaces de réorganisations, licenciements et liquidations se font sentir en France, des plus petits studios indépendants aux mastodontes de l'industrie, une question s'impose : quel avenir pour le secteur des jeux vidéo ?
Marijam Did, son traducteur Clément Amézieux et le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo (STJV) seront présents pour discuter des conditions de travail et de l'avenir de cette industrie culturelle, mais aussi réfléchir aux imaginaires qu’ils façonnent, aux récits qu’ils véhiculent et aux manières dont ils sont produits. Cet événement est présentée par l'association Game Impact qui défend une vision du jeu vidéo comme acteur de futurs souhaitables.
Réservation conseillée via la billetterie gratuite Helloasso ou en contactant la bibliothèque Václav Havel.
16:00- 19:00