


Sur trois niveaux et 2400 m2, le musée de l'Institut du monde arabe convie à un dialogue entre des œuvres et des objets appartenant à des domaines rarement réunis : archéologie antique et médiévale, art et artisanat, ethnographie et création moderne et contemporaine.
Le parcours du musée
Niveaux 7 et 6
La péninsule Arabique n’est pas qu’un désert ! L’agriculture et le commerce caravanier et maritime font naître des royaumes prospères. Statues, graffitis rupestres, stèles épigraphiques ou figuratives, bas-reliefs historiés, mobilier du quotidien nomade racontent la formation d’une identité moins fondée sur l’ethnie que sur la langue. Cette langue, le visiteur peut l’entendre, avec la déclamation d’extraits des Mu`allaqât, ces poésies antérieures à l’islam.
Niveau 6
Comment la Mésopotamie et l’Égypte des pharaons dialoguaient-ils avec le divin ? Le visiteur le découvrira au travers de sceaux-cylindres et d’amulettes. Depuis le IVe millénaire av. J.-C., ce sont également des préceptes et des rites partagés qui président aux cultes. Représentation ou pas de la divinité, prière, symboles de la lumière et de la vie éternelle, offrandes et sacrifices, pèlerinages : autant de thèmes qui ont donné lieu à la production de statues, icônes, mobiliers et objets de foi. Une torah, une bible et un coran rappellent que la foi en un Dieu unique est née dans ce qui est aujourd’hui le monde arabe.
Niveau 4
Dès le VIIe siècle, la ville arabe retranscrit l’organisation de la société musulmane avec son palais, qui est aussi l’atelier des arts ; la mosquée qui lui est associée, tandis que l’église et la synagogue réunissent les fidèles des autres confessions dont les objets de culte adoptent l’esthétique locale ; la madrasa, où s’élaborent et se transmettent les savoirs ; le souk, centre névralgique du commerce et de productions matérielles. Au fil du parcours, on découvrira l’excellence des réalisations intellectuelles et des accomplissements artistiques dans la pierre, le bois, le métal, la céramique, le verre et le textile.
Niveau 4
A l’aube du VIIIe siècle, la calligraphie devient une forme esthétique en soi. Une multitude de traités précisent comment tracer en belles lettres, en tous formats et sur tous supports, des textes et des inscriptions aussi bien religieux que profanes. Les artistes-artisans convient tout un chacun à une expérience sensible du beau en créant des surfaces où se combinent le matériau, le motif, la couleur, la proportion et l’harmonie. Flore, faune et êtres humains, mais aussi le merveilleux et le fantastique, sont traités sur le mode « idéalisant » plutôt que « naturaliste ».
Les expositions du musée
08:00- 16:00