« Je m’appelle Adèle Bloom » suit le parcours romanesque et haletant d’une jeune femme écrivain dans un asile psychiatrique canadien à la fin des années 40, de son entrée à l’initiative de sa mère jusqu’à sa sortie grâce à la miraculeuse parution de son livre écrit en secret durant huit années d’internement dans des pavillons de plus en plus durs. Délestée de tous ses droits dès son arrivée à l’institut Providence d’Halifax, Adèle Bloom est envahie d’indicibles terreurs : Quand pourra-t-elle rentrer chez elle ? de quels sévices fera-t-elle l’objet ? En quoi consistent exactement ce traitement à la mode par l’électricité et ces nouvelles opérations du cerveau testées par le directeur de l’établissement en plein tourbillon médiatique ? Le temps passe au rythme des rites de l’hôpital où tout lui semble hostile, à commencer par l’infirmière en chef, Miss Wilbord, tandis qu’une patiente célèbre, Rosemary Kennedy, glace l’atmosphère de l’institut par sa présence muette. Seule Poppie, une internée de longue date, fantasque et mystérieuse, laisse entrouverte à Adèle la porte d’une humanité perdue...
L’histoire romanesque et haletante d’une résistante qui offre au spectateur une échappée heureuse vers la douceur en interrogeant sur le pouvoir de la création, la frénésie du monde médiatique et la question irrésolue de la folie. Une pièce aux allures de thriller mental où se croisent d’incroyables faisceaux de faits réels dans lesquels sont invités les fantômes d’Adèle Hugo, de Frances Farmer, de Rosemary Kennedy et de cette figure scandaleuse de la neurochirurgie américaine : Walter Freeman.
Avec le soutien de la ville de Chateaudun, de l’ADAMI et le Festival Phéni
16:45- 18:30