


Avec ce spectacle à découvrir au Théâtre de la Concorde, Rachid Bouali transforme la mémoire familiale en une épopée sensible, où l’exil, la langue et la fiction deviennent des outils pour se raconter et se construire. Comment les récits intimes, les histoires racontées et les images venues d’ailleurs façonnent-ils une identité à la fois singulière et universelle ?
« Tous les matins, ma mère me racontait ses rêves… Ses récits, à vous couper le souffle, étaient un savant mélange entre sa Kabylie natale et sa condition de femme de ménage, le tout servi par des acteurs américains du feuilleton qu’elle avait vu la veille à la télé. Tout y était : plans larges, champs contrechamps… J’étais face à elle comme devant un écran de la Métro Goldwyn Meyer. Et ça me mettait en retard pour l’école.»
Ce spectacle de Rachid Bouali est une véritable épopée des « petites gens », construite comme un film où il multiplie zooms et travellings, bouscule les plans, croise les époques et les décors et nous déroule le petit monde de sa mère : son canapé vert, son buffet style élisabéthain de chez Conforama, les feuilletons télévisés qu’elle utilise comme méthode Assimil, sa découverte des théories de Dolto et le jour où elle a vu John Wayne pour la première fois.
Avec Le jour où ma mère a rencontré John Wayne, Rachid Bouali rend à sa maman un hommage d’une tendresse et d’une justesse magnifiques. À travers elle, il salue aussi toutes les mères du monde et nous raconte avec humour, poésie et beaucoup d’émotion, une histoire aussi intime qu’universelle.
Cécile Rognon, La Vie
Franck Hallo, Nord Eclair
Ecriture et interprétation Rachid Bouali
Mise en scène Alain Mollot
Création lumière Claire Lorthioir
Coproduction Cie La Langue Pendue (Villeneuve d’Ascq), le Grand Bleu (Lille), Le Strapontin (Pont Scorff)
Avec le soutien de La DRAC et de la Région Hauts-de-France
Photos scène Christian Mathieu
Visuel affiche Sébastien Morel
16:30- 17:45